Spiritualité Orthodoxe

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Annonciation de l'Ange Gabriel à la Vierge Marie: origine de la fête, prières et son sens spirituel - fête le 25 mars (calendrier grégorien) ou le 7 avril (calendrier julien).

Annonciation de l'Ange Gabriel à la Vierge Marie

Tropaire de la fête:
Aujourdhui, c'est le commencement de notre Salut et la manifestation du Mystère prééternel. Le Fils de Dieu devient le Fils de la Vierge et Gabriel annonce la grâce. Crions donc avec lui à la Mère de Dieu : Réjouis-toi, Pleine de grâce : le Seigneur est avec toi!

Kondakion de la fête:
Que retentissent nos accents de victoire en ton honneur, invincible Reine, toi qui nous sauves des périls du combat, Mère de Dieu, Vierge souveraine ! Vers toi montent nos louanges, nos chants d'action de grâce. De ton bras puissant dresse autour de nous le plus solide des remparts, sauve-nous de tout danger, hâte-toi de secourir les fidèles qui te chantent : Réjouis-toi, Epouse inépousée!

Prokimenon de la fête(Ps. 95, 2 et 1):
Annoncez de jour en jour la bonne nouvelle du Salut de notre Dieu!
V/: Chantez au Seigneur un cantique nouveau ! Chantez au Seigneur, toute la terre!

Alléluia de la Fête, t. 1 (Ps. 71, 6 et 17):
Il descendra comme la rosée sur la toison, et comme la pluie qui pénètre la terre. V/ : Que son Nom soit béni éternellement ! son Nom demeurera autant que soleil!

La plus grande fête durant le Grand Carême

Vierge et l'ange Gabriel
L'ange gabriel et La Vierge Marie
Image de la collection Ourmedia

La plus grande des fêtes qui se trouve en cette période de l'année (du Grand Carême) est assurément la fête de l'Annonciation de la maternité divine faite par l'ange Gabriel à la Théotokos, la très sainte Vierge Marie.

Une phrase des chants de matines résume toute la signification de cette fête : «Le mystère éternel est révélé aujourd'hui; le Fils de Dieu devient Fils de l'homme...». L'épître aux Hébreux, lue à la liturgie (2:11-2:18), insiste sur ce que, du fait de Incarnation, «le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine. C'est pourquoi il ne rougit pas de les nommer frères».

L'évangile (Luc 1 : 26-38) relate la révélation que Gabriel, à Nazareth, fit à Marie. La réaction de Marie, «comment cela se fera-t-il ?», n'est pas l'expression d'un doute, et en cela elle diffère de la réaction de Zacharie, lorsque la naissance de Jean lui fut prédite. Marie pose simplement une question respectueuse; et, quand l'ange explique que le Saint-Esprit descendra sur elle et la couvrira de son ombre, Marie répond, avec l'humilité l'obéissance qui caractérisent toute sa personne : «Je sis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole».
Extrait de: L'An de grâce du Seigneur, Père Lev Gillet, Catéchèse orthodoxe, un commentaire de l'année liturgique byzantine, Editions du Cerf, 1988.

Hébreux 2:11 - Car celui qui consacre et ceux qui sont consacrés sont tous issus d'un seul. C'est la raison pour laquelle il n'a pas honte de les appeler frères,

Hébreux 2:18 - Car du fait qu'il a souffert lui-même quand il a été mis à l'épreuve, il peut secourir ceux qui sont mis à l'épreuve.

Hébreux 6, 13-20. Lu à la Divine Liturgie
Frères, lorsque Dieu fit sa promesse à Abraham, comme Il n'avait personne de plus grand par qui faire serment, Il fit serments par lui-même et dit : « Oui, Je te comblerai de bénédictions et Je te donnerai une expansion immense.» Et c'est ainsi qu'Abraham, ayant persévéré, vit se réaliser la promesse. Les hommes, en effet, jurent par un plus grand; et, entre eux, la garantie du serment met un terme à toute contestation. C'est en ce sens que Dieu, voulant bien davantage montrer aux héritiers de la promesse le caractère irrévocable de sa décision, intervint par un serment. Ainsi par un engagement doublement infaillible, puisqu'il ne peut y avoir de mensonge de la part de Dieu, nous sommes puissamment encouragés, comme y trouvant refuge, à saisir fortement l'espérance qui nous est proposée. Et nous la tenons comme l'ancre de notre âme, cette espérance sûre et solide, qui a pénétré au-delà du voile, là où pour nous, en Précurseur, est entré Jésus, devenu grand prêtre pour l'éternité « selon ordre de Melchisédech».

Mégalynaire de la Fête,:
Annoncez sur la terre une grande joie et chantez dans les cieux, célébrez la gloire de Dieu! Que de l'Arche vivante de Dieu aucune main profance n'ose s'approcher, et que nos lèvres fidèlement ne se lassent pas de chanter pour la Mère de Dieu l'angélique salutation, dans l'allégresse lui criant : Réjouis-toi, Pleine de grâce! le Seigneur est avec toi!

Koinonikon de la Fête (Ps. 131, 13):
Car le Seigneur a choisi Sion : Il l'a élue pour demeure, Alléluia!


La fête de l'Annonciation a deux faces

Nativité
Visitation, Pelendri (Chypre), église Sainte-Croix,
XIVe siècle, avant 1375, fresque de la nef ©

La fête de l'Annonciation a en quelque sorte deux faces. L'une d'elles est tournée vers la Très Sainte Mère de Dieu. Elle concerne sa gloire et notre piété envers Marie.
La déclaration de cette gloire et l'expression de cette piété trouvent leur forme parfaite dans la première phrase du message de l'ange : «Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi». Nous ne pouvons mieux nous adresser à la Sainte Vierge qu'en répétant cette phrase avec vénération et tendresse.

L'autre face du mystère de l'Annonciation est tournée vers les hommes. Dans la vie de tout chrétien, il doit y avoir des Annonciations divines, des moments où Dieu nous fait connaître sa volonté et son dessein à notre égard. Mais toutes ces Annonciations doivent s'unir et se fondre dans une Annonciation essentielle: l'Annonce que Jésus peut naître en nous, peut naître de nous - non point dans le sens où il fut conçu et mis au monde par la Vierge Marie, car il s'agit là d'un miracle unique et inégalable, mais dans le sens d'une prise de possession toute spirituelle et en même temps très réelle de notre personne par le Sauveur. Et puis rappelons-nous que toute Annonciation authentique est aussitôt suivie d'une Visitation: la faveur divine étendue sur nous doit immédiatement provoquer de notre part une démarche, une parole ou un acte de charité envers nos frères.

Voilà pourquoi l'évangile des matines de l'Annonciation est le récit de la visite faite par Marie à Elisabeth. La Mère de Dieu, aussitôt après son entretien avec Gabriel, va porter la grâce à sa cousine et faire rayonner cette grâce sur Elisabeth et Jean.
Extrait de: L'An de grâce du Seigneur, Père Lev Gillet, Catéchèse orthodoxe, un commentaire de l'année liturgique byzantine, Editions du Cerf, 1988.

Le 24 mars est l'avant -fête de l'Annonciation: on célèbre l'ARCHANGE GABRIEL

Archange Gabriel
Archange Gabriel, image d'Ourmedia

La Nativité, un film de Catherine Hardwicke - version française - Depuis l'annonciation, jusqu'à la fuite en Egypte.
Le DVD en vente sur Amazon: La Nativité Film

annonciationnativité



Luc 1:26-38
26 Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth,
27 chez une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; le nom de la vierge était Marie.
28 Il entra chez elle et dit : Réjouis-toi, toi qui es comblée par la grâce ; le Seigneur est avec toi.
29 Très troublée par cette parole, elle se demandait ce que pouvait bien signifier une telle salutation.
30 L'ange lui dit: N'aie pas peur, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
31 Tu vas être enceinte ; tu mettras au monde un fils et tu l'appelleras du nom de Jésus.
32 Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.
33 Il régnera pour toujours sur la maison de Jacob ; son règne n'aura pas de fin.
34 Marie dit à l'ange: Comment cela se produira-t-il, puisque je n'ai pas de relations avec un homme?
35 L'ange lui répondit: L'Esprit saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi l'enfant qui naîtra sera saint ; il sera appelé Fils de Dieu.
36 Elisabeth, ta parente, a elle aussi conçu un fils, dans sa vieillesse: celle qu'on appelait femme stérile est dans son sixième mois. 37Car rien n'est impossible de la part de Dieu.
38 Marie dit : Je suis l'esclave du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole. Et l'ange s'éloigna d'elle.

Luc 1:39-56.
39 En ces jours-là, Marie partit en hâte vers la région montagneuse et se rendit dans une ville de Juda.
40 Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth.
41 Dès qu'Elisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit dans son ventre. Elisabeth fut remplie d'Esprit saint
42 et cria : Bénie sois-tu entre les femmes, et béni soit le fruit de ton ventre!
43 Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne me voir?
44 Car dès que ta salutation a retenti à mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse dans mon ventre.
45 Heureuse celle qui a cru, car ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s'accomplira!
46 Et Marie dit:
Je magnifie le Seigneur,
47 je suis transportée d'allégresse en Dieu, mon Sauveur,
48 parce qu'il a porté les regards sur l'abaissement de son esclave.
Désormais, en effet, chaque génération me dira heureuse,
49 parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses.
Son nom est sacré,
50 et sa compassion s'étend de génération en génération
sur ceux qui le craignent.
51 Il a déployé le pouvoir de son bras;
il a dispersé ceux qui avaient des pensées orgueilleuses,
52 il a fait descendre les puissants de leurs trônes,
élevé les humbles,
53 rassasié de biens les affamés,
renvoyé les riches les mains vides.
54 Il a secouru Israël, son serviteur,
et il s'est souvenu de sa compassion
55- comme il l'avait dit à nos pères -
envers Abraham et sa descendance, pour toujours.
56 Marie demeura avec Elisabeth environ trois mois. Puis elle retourna chez elle.



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